L’horreur à Siguiri. Une femme a frôlé la mort après avoir été violemment attaquée à la machette par son propre mari, dans la nuit de dimanche à lundi. En cause : une dispute autour de son téléphone et de l’application TikTok.
La victime, en provenance du district de Guilamgbè, a été admise en urgence à l’hôpital du district sanitaire de Siguiri, dans un état critique. C’est le médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales de l’hôpital, Dr Abdoulaye Bachir Condé (ABC), qui a reçu la patiente.
Selon lui, la femme présentait des blessures d’une extrême gravité «Ce matin de bonheur, on a reçu une patiente en provenance de Guilamgbè. La femme était blessée comme si quelqu’un avait pris un coupe-coupe pour déchiqueter ses membres supérieurs. Au niveau de la tête, du menton et du coude droit, jusqu’à l’extériorisation de l’os. Il a essayé de découper la femme », a-t-il témoigné.
À son arrivée, la victime était en état de choc hémorragique. Elle a dû être réanimée d’urgence par l’équipe de garde avant de retrouver peu à peu conscience.
«Il fallait d’abord la réanimer. C’est ce qui fut fait. La femme a commencé à se réveiller même avant qu’on finisse le travail», précise le Dr Condé.
Une fois consciente, la femme a pu livrer sa version des faits au médecin.
D’après son témoignage, l’agression s’est produite entre 3h et 4h du matin à son domicile. Son mari aurait fouillé son téléphone et serait tombé sur des contenus liés à TikTok, ce qui aurait déclenché sa fureur «Quand la femme a commencé à se réveiller, j’ai essayé de causer avec elle. Elle me fait comprendre que c’est son mari qui l’a découpée avec une machette. La cause, c’est à cause du téléphone et précisément TikTok.
Je ne sais pas ce qu’elle a fait, mais je crois que son mari a fouillé son téléphone à 3h, il a vu quelque chose et il a pris la machette pour déchiqueter la dame», rapporte le médecin.
Sans l’intervention rapide des voisins, alertés par les cris, la femme n’aurait pas survécu. C’est eux qui l’ont arrachée des mains de son bourreau avant de l’évacuer vers l’hôpital.
Interrogé sur l’évolution de son état de santé, le Dr Abdoulaye Bachir Condé se veut rassurant, tout en restant prudent.
«Là où elle est maintenant, on peut dire qu’elle est hors de danger. Pour le moment, on prie Dieu qu’elle retrouve sa santé de façon formidable. C’est notre souhait» a-t-il confié.
Un nouveau cas de violence conjugale qui relance le débat sur l’insécurité des femmes au sein même de leurs foyers et sur l’urgence de renforcer leur protection.
Ibrahim Condé pour Walpmedia.info






