L’instabilité persistante au Mali continue de produire des effets au-delà de ses frontières. À Siguiri, en Haute-Guinée, le marché du bétail subit de plein fouet les répercussions de la crise sécuritaire malienne.

L’attaque djihadiste survenue le 25 avril dans la ville de Katy, ainsi que d’autres incidents enregistrés à Bamako, ont aggravé une situation déjà fragile. Ces événements ont perturbé les circuits d’approvisionnement, avec des conséquences directes sur les activités commerciales dans cette localité guinéenne.
Le correspondant local de Walpmedia.info s’est rendu sur place pour recueillir les témoignages des acteurs du marché, qui décrivent une situation de plus en plus préoccupante.

Marchand de bétail, Aboubacar Doumbouya appelle à une intervention urgente des autorités. Selon lui, la crise perdure et pèse lourdement sur les activités «Nous demandons l’implication des autorités pour trouver une solution à cette crise qui n’a que trop duré », a-t-il déclaré.
Il souligne également une flambée des prix du bétail, désormais négocié entre 15 000 000 et 25 000 000 francs guinéens, dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés d’approvisionnement.
Au-delà du marché du bétail, les vendeuses de légumes dénoncent elles aussi une situation devenue insoutenable. Elles font état d’une hausse significative des prix des denrées : un sac de piment se vend actuellement à 800 000 GNF, l’aubergine à 550 000 GNF, et le « soumbara » à 450 000 GNF.
Face à cette conjoncture, ces commerçantes lancent un appel pressant aux autorités afin de prendre des mesures urgentes pour atténuer les effets de cette crise qui frappe durement la ville de Siguiri.
Sekou pour Walpmedia.info







