Silence à la gare routière de Daka. Depuis le jeudi 3 septembre, les chauffeurs assurant la ligne Labé – Sénégal – Gambie ont arrêté le travail.
Après quelques jours de calme, le ras-le-bol a repris. Le motif : les contrôles jugés abusifs et les frais imposés tout le long du trajet.
Rassemblés à Daka, les conducteurs dénoncent une situation devenue intenable « Nous avons décidé d’arrêter parce que ça ne va plus. De Popodara jusqu’à la frontière guinéo-sénégalaise, les barrages se multiplient. Les frais sont exorbitants » explique Abdourahim Haïdara, chauffeur.
Selon lui, un billet pour le Sénégal est vendu à 280.000 FG. Mais avec les dépenses sur la route, les passagers n’arrivent même pas à destination « Le pire, c’est quand on prend des Guinéens au Sénégal. En rentrant, les agents nous demandent de les ramener. C’est très difficile pour nous » ajoute-t-il.
Au siège du syndicat CNTG de Labé, l’inquiétude est partagée. Mamadouba Camara, chargé des conflits et négociations, appelle au dialogue « Nos chauffeurs sont venus nous voir sans injures. Ils veulent juste travailler tranquillement. Il y a trop de barrages et trop de tracasseries. Nous demandons aux autorités de penser à eux et d’alléger leurs souffrances » sollicite-t-il.
En attendant une issue, les bus restent garés. Les passagers, eux, cherchent d’autres alternatives ou repoussent leurs voyages.
Pour les chauffeurs, la grève se poursuivra jusqu’à ce que des engagements concrets soient pris pour sécuriser la route et limiter les contrôles.
Labé Ismaël Diallo pour Walpmedia.info







