La lutte contre les violences sexuelles passe aussi par la prévention. À l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance, la commissaire divisionnaire Marie Gomez a évoqué l’évolution des cas de viol recensés en Guinée, mettant en avant les campagnes de sensibilisation menées auprès des populations.
« De 2018 à maintenant, il y a une baisse », a-t-elle relevé, attribuant notamment cette évolution aux actions conduites par les services de sécurité et les organisations de la société civile.
Les statistiques présentées montrent toutefois des variations importantes selon les années : 204 cas en 2017, 116 en 2018, 393 en 2019, 374 en 2020, 306 en 2021, 281 en 2022 et 225 en 2024. Pour 2026, 15 cas avaient été enregistrés entre janvier et le 31 mars, selon les données communiquées par la responsable, précisant que la collecte se poursuivait encore dans les régions.
Au-delà des chiffres, Marie Gomez insiste sur la nécessité de rapprocher l’information juridique des citoyens. « Pour une meilleure perception, il faut parler dans nos différentes langues nationales », a-t-elle expliqué, évoquant les sensibilisations réalisées sur le terrain.
Elle encourage par ailleurs les victimes à ne pas rester silencieuses : « Elles doivent aller devant les services d’application de la loi porter plainte afin qu’elles soient rétablies dans leurs droits. »
Raydia pour Walpmedia.info






