La cérémonie de passation de service entre l’ancien procureur spécial de la CRIEF et son successeur, Charles Wright, s’est tenue ce jeudi 9 avril 2026.
À cette occasion, Aly Touré, désormais nommé premier président de la Cour d’appel de Conakry, est revenu sur les défis rencontrés durant les quatre années passées à la tête du parquet de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) «Je remercie particulièrement le président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance renouvelée en ma personne à travers cette nomination à la Cour d’appel de Conakry. Bien avant cela, il m’avait déjà accordé sa confiance en me nommant procureur spécial à la tête de la toute première juridiction chargée de lutter contre la corruption en République de Guinée. C’était une marque de confiance »a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, Aly Touré a salué la collaboration avec ses anciens collègues« Durant ces quatre années à la tête du parquet de la CRIEF, j’ai travaillé avec des hommes et des femmes loyaux. Ce fut une véritable famille qui m’a apporté soutien, engagement et accompagnement dans toutes les épreuves»a-t-il fait savoir
L’ancien procureur spécial a également évoqué les menaces auxquelles il a été confronté au début de son mandat «J’ai été menacé de mort aux premières heures de mes fonctions. La presse en a largement fait écho. Mais cet épisode n’a fait que renforcer ma détermination et mon engagement dans la lutte contre la corruption»explique t-il
Désormais à la tête de la Cour d’appel de Conakry, Aly Touré s’engage à poursuivre les acquis de son prédécesseur «Nous poursuivrons les efforts engagés pour le bien de la justice. Je mesure pleinement le rôle et la responsabilité de la Cour d’appel dans notre système judiciaire. Juger est une mission difficile, presque sacrée. Même si seul Dieu est le juge suprême, il revient aux hommes d’organiser la société et de rendre la justice»dit-il
Aliou Maci pour Walpmedia.info
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