Sept ans après sa disparition, le souvenir de DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, demeure profondément ancré dans la mémoire des mélomanes ivoiriens et africains. Surnommé « Yorobo », « Daïshikan » ou encore « Président de la Chine », l’artiste reste l’une des figures les plus marquantes de l’histoire du coupé-décalé.
Né le 26 janvier 1986 à Yopougon, à Abidjan, DJ Arafat s’est imposé au fil des années comme un artiste majeur de la musique ivoirienne. Chanteur, compositeur, producteur et arrangeur, il a contribué à faire rayonner le coupé-décalé bien au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire. Son style, son énergie sur scène et son personnage aussi populaire que controversé ont marqué toute une génération.
Une disparition brutale
Le drame s’est produit dans la nuit du 11 au 12 août 2019, à Abidjan. Alors qu’il circulait à moto dans le secteur d’Angré, DJ Arafat a été victime d’un grave accident de la circulation impliquant une voiture. Il a été évacué vers la Polyclinique des Deux-Plateaux, à Cocody, mais a succombé à ses blessures dans la matinée du 12 août, à l’âge de seulement 33 ans.
L’annonce officielle de sa mort avait provoqué une immense onde de choc en Côte d’Ivoire. Dans les heures qui ont suivi, les hommages se sont multipliés dans les rues d’Abidjan et sur les réseaux sociaux, tandis que des milliers de fans refusaient de croire à la disparition de celui qu’ils considéraient comme leur idole.
Sept ans après, une empreinte toujours vivante
Sept ans plus tard, DJ Arafat continue de vivre à travers sa musique et l’attachement de ses fans, notamment ceux que l’on surnommait les « Chinois ». Son influence dépasse aujourd’hui le seul cadre du coupé-décalé : son parcours et son style ont inspiré de nombreux artistes de la nouvelle génération.
En 2024, Le Monde soulignait encore l’importance de son héritage musical, relevant que ses chansons continuaient d’être largement écoutées et que son influence demeurait visible dans la culture musicale ivoirienne.
Sept ans après sa mort, le Yorobo n’est donc pas seulement un souvenir. Il reste une voix, une énergie et une empreinte dans l’histoire de la musique ivoirienne.
DJ Arafat, sept ans déjà… mais toujours présent dans les cœurs.
Aliou Maci pour Walpmedia.info






