Il est regrettable qu’en Guinée, les dénonciations sur les violations des droits humains demeurent trop souvent sélectives. Certains s’indignent lorsqu’une victime leur est proche, mais gardent le silence lorsque les mêmes violations frappent d’autres citoyens. Cette attitude fragilise le combat pour la justice et porte atteinte à l’universalité des droits fondamentaux.
Les violations des droits humains n’ont ni couleur politique, ni ethnie, ni religion, ni amis. Qu’il s’agisse des violences basées sur le genre, des viols, des disparitions forcées, des arrestations arbitraires, de la torture ou de toute autre forme de répression, chacune mérite une condamnation ferme, sans distinction ni calcul.
La défense des droits humains exige de la cohérence et du courage. On ne peut dénoncer certaines injustices tout en restant silencieux face à d’autres. Une telle sélectivité affaiblit la crédibilité des défenseurs des droits et encourage l’impunité.
Il est donc impératif que chaque citoyenne et chaque citoyen prenne position contre toutes les violations des droits humains, quelles qu’en soient les victimes ou les auteurs présumés. Défendre les droits humains, c’est défendre la dignité de tous, sans préférence, sans complaisance et sans discrimination. C’est à ce prix que nous bâtirons une Guinée fondée sur la justice, l’égalité et le respect de la dignité humaine.
Halte aux dénonciations sélectives.
Mohammed Romadane Diallo coordinateur national du parlement citoyen de l’engagement civique.







