Le groupe Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, fait face à une pression croissante des autorités américaines et européennes. Protection des mineurs, fonctionnalités jugées addictives et fonctionnement des algorithmes sont au cœur des procédures engagées contre le géant des réseaux sociaux.
Aux États-Unis comme en Europe, Meta est désormais dans le viseur des régulateurs. Les autorités reprochent notamment au groupe de ne pas suffisamment protéger les jeunes utilisateurs et de proposer des fonctionnalités susceptibles d’encourager une utilisation excessive de ses plateformes.
Près d’un milliard de dollars déjà en jeu aux États-Unis
Au Nouveau-Mexique, un tribunal américain a récemment condamné Meta à verser 567 millions de dollars, notamment pour financer des programmes de santé mentale et de prévention destinés aux jeunes.
Cette décision s’ajoute à une première condamnation de 375 millions de dollars prononcée en mars, portant le montant total des sanctions dans cette procédure à 942 millions de dollars.
Meta a annoncé son intention de faire appel.
L’Europe pourrait frapper encore plus fort
La pression est également forte du côté de l’Union européenne. La Commission européenne examine notamment si Meta respecte suffisamment le Digital Services Act (DSA) concernant la protection des mineurs sur Facebook et Instagram.
En cas de violation confirmée, le DSA prévoit des sanctions pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel d’une entreprise. Pour Meta, une telle amende pourrait donc se chiffrer en milliards.
Les autorités européennes s’intéressent également à plusieurs fonctionnalités des plateformes, notamment le défilement infini, la lecture automatique, les notifications et les recommandations personnalisées. Les Reels et les Stories font eux aussi partie des mécanismes examinés en raison de leur capacité potentielle à favoriser une utilisation compulsive.
Au-delà des amendes, le fonctionnement des plateformes en question
Pour Meta, l’enjeu ne se limite donc pas à l’aspect financier. Les autorités pourraient également imposer des changements dans la manière dont Facebook et Instagram sont conçus, notamment pour les jeunes utilisateurs.
À ce stade, Meta n’a toutefois pas été condamné à une amende de plusieurs milliards en Europe. Plusieurs procédures sont encore en cours ou au stade de l’enquête.
Une chose est néanmoins claire : les grandes plateformes sociales font désormais face à une surveillance beaucoup plus stricte. Pour Meta, les prochaines décisions pourraient avoir des conséquences importantes, aussi bien sur ses finances que sur le fonctionnement même de Facebook et Instagram.
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