Construite en 1989 grâce aux efforts de la communauté, l’école franco-arabe de Tomba Kansan, située dans la préfecture de Siguiri, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé, mettant en danger la vie des élèves et des encadreurs.
Avec des murs fissurés et fragilisés, menaçant de s’effondrer à tout moment, les apprenants suivent les cours dans des conditions jugées difficiles et alarmantes. Malgré le danger visible à l’œil nu, les élèves continuent de fréquenter l’établissement, faute d’alternative.
Au micro de notre correspondant, un membre de l’Association des Parents d’Élèves et Amis de l’École (APEAE) a exprimé son inquiétude « Nous parlons aujourd’hui parce que nous n’avons plus le choix. Quand des visiteurs arrivent dans cette école, nous avons honte de les accueillir tellement le bâtiment est dans un état critique. Les parents prennent presque tout en charge : le logement des enseignants, leur nourriture ainsi que plusieurs autres dépenses. Nous sommes épuisés », a déclaré Aly Bérété.
Poursuivant son intervention, il ajoute « Beaucoup disent qu’entrer dans ce bâtiment représente un risque énorme. Pourtant, nos enfants continuent d’y étudier malgré le danger, parce que nous ne disposons d’aucun autre local », a-t-il souligné.
À quelques semaines de la saison des grandes pluies, l’inquiétude grandit au sein des parents d’élèves. Ces derniers expliquent cotiser à hauteur de 20 000 francs guinéens par élève, une somme jugé insuffisante pour assurer l’entretien et la réhabilitation de l’école.
Les parents lancent ainsi un appel pressant aux autorités compétentes ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de sauver cet établissement et garantir la sécurité des apprenants.
Ibrahim Condé pour Walpmedia.info






